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Mercredi 20 mars 2013
Le stress au travail
Une étude européenne publiée le 14/09/12 dans The Lancet.montre que le stress au travail augmente le risque d'infarctus. Comment y remédier est le sujet de cet article.

Vendredi 16 mars 2012
Santé physique et mentale chez les Chefs d'entreprises.
Conférence à la demande des Chefs d'entreprises de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Val d'Oise sur : "comment conjuguer la santé physique et mentale chez les Dirigeants de PME ?".

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Le stress au travail

Le stress au travail n’est pas seulement néfaste pour le moral, les personnes exposées au stress dans leur travail auraient un risque 23 % plus élevé que celles qui n'y sont pas exposées de faire un infarctus, selon une  étude publiée le 14/09/12 dans The Lancet.

 Alors que le stress avait déjà été mis en avant par plusieurs études dans la survenue de maladies coronariennes, des chercheurs européens ont confirmé cette association par le biais d'une analyse à grande échelle effectuée sur près de 200 000 personnes en Europe. Les travaux ont porté sur des personnes originaires de sept pays (Belgique, Danemark, Finlande, France, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suisse), toutes en activité, qui ont été suivies entre 1985 et 2006. Pour la France, ce sont près de 20.000 agents d'EDF-GDF qui ont été étudiés à partir de 1989.

 "Sur les 100 000 à 120 000 infarctus survenant en France chaque année, cela correspondrait tout de même à environ 3 400 à 4 000 accidents imputables à ce facteur de risque", relève Marcel Goldberg, chercheur à l'Inserm, l'un des auteurs de l'étude.

L’évaluation  et l’enquête

Le stress au travail a été évalué par des questionnaires portant notamment sur l'excès de travail, les demandes conflictuelles auxquelles les personnes étaient confrontées ou le temps accordé pour accomplir les tâches qui leur étaient confiées (horaires, urgence…), la latitude décisionnelle accordée à la personne. Le stress au travail est maximal lorsque la personne est soumise à de très fortes contraintes sans avoir aucune latitude pour adapter ses propres conditions de travail : Marcel Goldberg « L’exemple type, c’est le travail à la chaîne, contraintes maximales et aucune latitude décisionnelle »

La moyenne d'âge des participants était de 42,3 ans, avec autant d'hommes que de femmes. La proportion des personnes exposées au stress atteignait 15,3 %, alors que les études précédentes évaluaient cette proportion entre 12,5 % et 22,3 %.

En harmonisant les données, les chercheurs ont montré que les personnes stressées avaient un risque accru d'infarctus de 23 %. l'Inserm souligne la nécessité de prévenir le stress au travail, une démarche qui pourrait avoir un "impact positif" sur d'autres facteurs de risque comme le tabac ou l'alcool dont la consommation est partiellement liée au stress.

Résultat marquant de cette grande étude européenne, quel que soit le métier, le mode de vie, l’âge, le sexe ou la nationalité du travailleur, le sur risque d’infarctus est identique, de l’ordre de 25%. Preuve que le stress au travail est, en lui-même, un facteur de risque.

Marcel Goldberg, épidémiologiste de l’unité Inserm 1018 Epidémiologie et Santé des populations : « Gaziers, administratifs des ministères, hospitaliers, les effets du stress pour le cœur sont les mêmes pour tous »

Les effets du stress sur le cœur sont doubles

D’une part, les personnes stressées ont tendance à multiplier les comportements nocifs pour leur santé cardiovasculaire. Pour   « compenser » leur stress, elles fument plus, consomment plus d’alcool, d’aliments gras, salés ou sucrés et font moins d’activité physique.

Et en parallèle, le stress agit directement sur le muscle cardiaque en augmentant la sécrétion d'une hormone: le cortisol, intervenant dans la gestion du stress par l'organisme (réaction et adaptation de l'organisme face à un danger). Elle permet de maintenir le taux de glucose dans le sang pour nourrir les muscles, le coeur, le cerveau, dans une situation de stress prolongée.   

Quelle prévention ?

La prévention de ce facteur de risque est pourtant simple à mettre en pratique dans les entreprises. Pour le psychiatre Patrick Légeron, qui a fondé en 1989 un cabinet de conseil spécialisé dans la prévention du stress au travail, il n’y a pourtant aucune fatalité.

Agir sur les facteurs de stress au sein des entreprises est possible et ne demande pas de révolution majeure dans les organisations : « Améliorer les horaires, réguler l’utilisation des mails, ce sont de petites choses très efficaces ».

Selon ce spécialiste, les entreprises françaises commencent à peine à sortir du déni. Des accords entre partenaires sociaux sur le stress au travail ont été signés en 2008 quand les Danois les appliquent depuis 1977.

La justice a également changé d’attitude. La mise en examen en juillet dernier de l’ex-PDG de France Telecom, Didier Lombard pour harcèlement moral après les suicides de salariés survenus en 2008 et 2009 est une première en France. « On peut très bien imaginer demain des poursuites en justice d’entreprises ayant mené des salariés à l’infarctus par un environnement de travail stressant », poursuit Patrick Légeron. La reconnaissance d’un infarctus comme maladie professionnelle aurait aussi des conséquences financières non négligeables pour l’Assurance Maladie : « En cas de maladie professionnelle, c’est aux employeurs de payer et pas au régime général des salariés ». Même sans parler de l’indemnisation d’une maladie professionnelle, l’addition est de toute façon salée pour l’employeur. « IBM l’avait déjà calculé dans les années 90, raconte Patrick Légeron. Lorsque l’un de ses cadres supérieurs faisait un infarctus, recruter dans l’urgence et gérer la déstabilisation de l’équipe lui coûtait un million de dollars ». Mieux vaut prévenir que guérir serait donc un adage aussi médical  qu’économique.

Les dangers du stress : la maladie à l’origine des maladies

Selon un rapport de l’American Stress Institute, 75 à 90 % des consultations médicales sont motivées par des problèmes en relation avec le stress. En d’autres termes, cela signifie que de nombreuses maladies résultent, en partie tout au moins, d’une tension psychologique prolongée.

Ainsi, il n’y a pas si longtemps, l’idée qu’un stress psychologique puisse favoriser l’apparition d’un rhume paraissait complètement farfelue. Le très sérieux New England Journal of Medecine, décrit l’étude d’un chercheur américain de l’Université de Pittsburgh, qui, après avoir inoculé le virus du rhume dans les narines de plusieurs centaines de volontaires, montre que plus le niveau de stress des volontaires était élevé, plus les symptômes du rhume étaient prononcés.

Détail important : le stress aigu ne semblait avoir aucune influence particulière sur la sensibilité au virus. En revanche, le stress chronique augmentait nettement le risque d’infection.

Le stress chronique met notre résistance à l’épreuve et finit par nous épuiser jusqu’à ce que nous tombions malades.

D’autres études de l’Université de Standford ont mis en évidence une corrélation entre le stress et l’apparition de symptômes inflammatoires au niveau des articulations.

L’inflammation apparaît donc comme un élément essentiel des maladies influencées par le stress et la dépression (le stress chronique conduit à la dépression).

Ce que l’on peut faire soi-même

 Marcher, courir, nager, faire du vélo, aller au cinéma, au théâtre, au concert, aimer…Ou ne rien faire !

Mais, la première chose à faire :

Revenir à soi, se centrer. Et se centrer c’est revenir au corps, à son corps. Le stress, le burnout (nous en reparlerons) voire la maladie ne deviennent visibles que par le corps. C’est lui qui envoie les signaux de détresse. Le moyen le plus facile et le plus utilisé pour revenir au corps : LA RESPIRATION

 Dans la position que vous voulez, debout, assis, couché, en lotus, en zazen… concentrez-vous uniquement sur votre respiration, ne la contrôlez pas, observez-là, ressentez-là, suivez-là, sans vous dire « oh lala, qu’est-ce que je respire mal », respirez sans aucun jugement ni contrôle de votre part.

Si votre esprit s’évade (j’ai oublié d’acheter le pain, de dire à ma fille de …), retournez calmement à votre respiration, sans culpabiliser de ne pouvoir rester concentré à 100% sur celle-ci. Restez ainsi le temps que vous désirez, 5, 10, 30 minutes…Vous venez de méditer !

Une technique respiratoire venant du yoga

Classiquement on vous apprend à expirer 2 fois plus longtemps que ne dure l’inspiration [si on inspire sur 4 temps, on expire sur 8 par ex.]. Cette « technique 2/1 » exerce une influence immédiate sur le stress. De plus, l’attention nécessaire pour maintenir ce rythme particulier plonge le mental dans un état méditatif très apaisant. Respirer de la sorte est un outil précieux lorsque vous êtes confrontés à des situations difficiles.

Écrire

 « L’écriture émotionnelle » renforce l’immunité.

Pour le confirmer, une expérience a été réalisée sur un groupe d’étudiants en médecine. Durant 4 jours, certains étudiants épanchaient leurs états d’âme sur le papier ; les autres écrivaient à propos de sujets neutres. Au 5e jour, tous les étudiants furent vaccinés contre l’hépatite B. On leur fit une prise de sang. Les résultats furent concluants puisque les étudiants qui avaient écrit à propos de leurs expériences émotionnelles avaient une production d’anticorps significativement plus élevée que les autres.

Le même genre d’étude a été fait avec des patients asthmatiques, d’autres souffrant de rhumatismes chroniques : Les résultats parus dans le JAMA montraient une amélioration biologique statistiquement significative, persistant 4 mois après l’expérience.

Pour vous, la tenue d’un journal peut faire partie des démarches créatrices de sens. Souvent, les patients à qui je propose cette pratique, me répondent qu’ils n’ont pas le temps. C’est précisément le cadeau qu’il leur est proposé de se faire à eux-mêmes : 3 minutes / jour (ou plus si vous êtes en verve) rien que vous. Un bref instant d’intimité avec vous-même. Quelques lignes sur du papier pour aider votre cerveau à recycler votre stress. C’est l’ensemble de votre corps et de votre esprit qui en bénéficiera.

Reprendre contact avec son corps

Le corps et le psychisme sont comme les deux faces d’une même pièce de monnaie, ils sont étroitement reliés, toute action sur le corps a des répercussions sur le psychisme et vice-versa.

Pour autant, l’action sur le corps est souvent plus efficace et plus rapide pour amener des changements psychologiques. Dans la prévention et/ou la guérison des maladies de civilisations (stress, burnout…), il faut donc attacher une très grande importance au corps en général. La conscience du corps est la seule voie directe. Le corps ne triche pas.

De ce fait, toutes les pratiques corporelles sont bonnes, mais celles qui relient le corps et l’esprit participent d’autant mieux au recentrage et à l’équilibre de la personne.

Je pense au yoga, Taï-Chi, Chi-Qong, à certains arts martiaux (l’Aïkido, Kinomichi, Hsing-I, Wing-Chu…).

Dans ces pratiques, la respiration tient une place centrale pour faire circuler l’énergie.

Des travaux montrent une diminution de la tension artérielle, du cholestérol. Plusieurs équipes médicales américaines ont décidé d’intégrer le Qi-qong dans leur programme de réhabilitation cardiaque.

j’ai un corps...  met l’accent sur la nécessité d’entretenir le véhicule, de le maintenir en forme, d’en assurer le fonctionnement efficace, de l’entraîner si nécessaire - ce qui, il va sans dire, est de la plus grande importance.

...alors que je suis mon corps met plutôt l’accent sur la nécessité d’être centré à partir du corps.

C’est toute la différence entre, par exemple, le squash et le taï-chi, l’objet poursuivi n’étant pas le même. Dans un cas j’exerce le corps; dans l’autre, je développe grâce à l’attention au corps, la conscience de ma présence ici et maintenant et de mon interaction avec l’environnement.

Comme dans les arts martiaux, trouver l’attitude juste dans l’action.

Il est pourtant possible de susciter cette attitude et de l’entretenir dans à peu près toutes les activités physiques : jardinage, bricolage, peler des pommes de terre, passer l’aspirateur, ou se promener en forêt avec la conscience d’être ici et maintenant dans son corps, c’est ANTI STRESS

Sources

Le Monde.fr avec AFP  14.09.2012 à 02h17.

Inserm, Institut National de la santé et de la recherche médical.

Patrick Légeron, Le stress au travail, aux Editions Odile Jacob en 2001, réédité en livre de poche en 2003.

Thierry Janssen, La solution intérieure, vers une nouvelle médecine du corps et de l’esprit, Editions fayard, 2006



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